Petite histoire du vélo en ville

La pratique du vélo urbain

Le vélo a toujours été autant un mode de déplacement qu’un loisir.

Inventé dans sa forme actuelle en 1890, il s’est développé et même généralisé pour les déplacements quotidien jusque dans les années 50.

A cette époque, tout le monde utilisait le vélo pour se déplacer.

Dans les années 60, le développement économique et social en France s’est construit sur l’automobile.

L’industrie automobile fournissait du travail, la voiture permettait de se déplacer dans des villes de plus en plus étalées. L’époque voulait « adapter la ville à la voiture » (Pompidou).

La voiture est devenu un symbole de prospérité : Réussite = gros salaire = grosse voiture.

Le vélo est devenu « prolo ».

Les années 70 voient timidement quelques écologistes s’alarmer des conséquences du tout voiture. A contretemps de leur époque, ils sont superbement ignorés. Néanmoins un noyau dur de « résistants » circulent à vélo dans des villes où les infrastructures sont faites pour les dissuader (rocades, distances entre les pôles générateurs de déplacements, absence de trottoirs, pas de sécurisation). Ce noyau dur traversera les années 80 et 90, ils montent des associations de défense des cyclistes urbains.

Dans les années 90, la saturation du réseau routier est devenue inextricable. Il n’y a plus de place dans les villes pour faire circuler plus de voitures, alors que les besoins de mobilité continuent de croître. Les grandes villes lancent des programmes de construction de systèmes de transports en commun lourds (tramway, métro).

Les années 90 voient déferler la mode du VTT. Le vélo revient dans les foyers sous l’angle du loisir. Parallèlement, on prend conscience que l’automobile ne peut plus répondre aux nouveaux besoins de déplacements en ville. On travaille à contrecœur à réduire la place de la voiture en ville. Dans le même temps, la réalité d’un changement climatique dû aux émissions de gaz à effet de serre commence à être relayée par les médias. Les écologistes et autres alternatifs ont cette fois le vent en poupe.

Les années 2000 voient franchement le retour du vélo en ville. Tous les facteurs sont là : des services de location incitent le public à s’y mettre, et le remettent « à la mode ». La pression des messages environnementaux, l’augmentation du prix du pétrole, la certitude que le mode de vie reposant sur l’automobile est désormais révolu rendent le vélo populaire. Le vélo de ville devient enfin un vrai marché : les vélos deviennent design, la diversité explose, les vélos électriques apparaissent, une solution est proposée pour chaque besoin spécifique.